"Le Droit de dire: "NON" à un adulte
Parce qu'il y a parfois des Devoirs de Désobéissance."

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Descriptif:
* Devant, à gauche, un gros nours : il donne les adresses S.O.S. : « 119 », le Défenseur des Enfants…
Simulation d’une pièce d’environ 7,50 M / 4,90 M. -
Hauteur =1,95 M. (Hauteur totale : environ 3 M.)
* Sol = toile de jute
* Mur de gauche :
- Assis en haut du mur: un épouvantail portant un masque blanc. Il tend un bonbon à :
- 2 toiles :
Un nours qui tend la main vers le bonbon
Un nours pendu
- Des empreintes de pas d’un pédo-criminel en fuite.
* Mur du fond : ombres
* Mur de droite: « J’accuse » une multitude de masques blancs. Chacun porte une étiquette sur le front:
Un curé, un éducateur, un ami de papa, un grand-père, un papa, un tonton, un instit, un prof de gym, un ministre, un pédopsychiatre, un prof d’informatique... un juge avec un scotch rouge sur la bouche.
* Devant la « pièce », à droite un épouvantail portant un masque blanc et un grand imperméable d’exhibitionniste ; il présente une cagette dans laquelle, des « poupées » et des CD Rom remplacent les légumes « pour seulement » 20 000 $ / pièce.
* Au fond, dans le coin gauche: 3 enfants de chiffon devenus « inutiles » sont jetés à la poubelle.
* Sur le sol:
- Croquis de police
- Un tas de poupées en chiffon. De ce tas partent les ombres qui s’allongent sur le mur de gauche.
Des nours éparpillés.
* Au fond de la pièce, à droite : un lit-cage où l’enfant n’est plus.
* Au-dessus du lit se balance un mobile : poupée de chiffon de laquelle pendent des CD sur lesquels sont collés des articles de journaux et inscrites des statistiques à ne plus s’endormir.
Ex : « Opération Landmark. » (Novembre 2001)
60 000 photos pédo-merdiques
19 pays impliqués
30 forums pédo-salopards
9 arrestations.
Etc…
* En fond sonore, la chanson d’Enrico Macias: « Malheur à celui qui blesse un enfant. » accordée pour cette installation par la Maison de disques Trema / Paris.
Des comptines : « Promenons-nous dans les bois… »
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Le concept:
« Les artistes sont aujourd’hui des passeurs. En recyclant des images, réelles ou fictionnelles, ce qu’ils proposent, ce ne sont plus des oeuvres, ni même des objets d’art, mais des processus, des propositions de situations à expérimenter en commun... La question devient alors comment ce monde nous est raconté, comment une histoire est racontée et comment on la reçoit.
Dans ce processus, le spectateur s’intègre à l’œuvre en s’efforçant de fabriquer lui-même une histoire située entre réalité et fiction où son déplacement lui sert d’outil pour lire le monde... »
Paul Ardenne
Pascal Beausse
Laurent Goumarre (Pratiques contemporaines
"L’art comme expérience. "
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« J’aurai beau tricher et fermer les yeux de toutes mes forces… Il y aura toujours un chien perdu quelque part qui m’empêchera d’être heureuse. »
Jean Anouilh (La Sauvage.) |
Bizzarrrre, dans « Le Petit Robert. » de 1970, on peut noter l’absence du mot : « Pédophile » !!!???
En février 2001 , nous y trouvons : Pédophile : adj. et n.- fin XIXe ; de : pédo et philo.1. Qui ressent une attirance sexuelle pour les enfants.
Le Robert
Dictionnaire historique de la langue française.
Pédophile est est formé de deux élément du grec :
Pedo : élément savant et emprunté au grec pais, paidos « enfant », par exemple dans pédophile n ; et adj. (fin XIXe s.), signifiant spécialement « (personne) qui ressent une attirance pour les enfants ». Le mot a pris v. 1990 des valeurs très négatives, la pédophilie n.f. (1968)pouvant entraîner abus sexuels, exploitation pornographique et même violence et assassinat sur la personne d’enfants, tous méfaits sans rapport avec la stricte définition du mot. L’emploi adj. A suivi la même évolution (réseau pédophile)
Phile . Qui représente le second élément philos ou philés, entre dans la construction de noms et d’adjectifs désignant l’amateur de ce qui désigne le premier élément (dans la langue commune) ou celui, ou ce qui présente une prédisposition à ce que désigne le premier élément… Dans la langue savante, -phile se montre particulièrement fécond en psychiatrie, en psychologie avec la nuance de « goût pervers pour »…
Dans l’émission « Ca me révolte. », début novembre 2001, ce vocable est condamné: « philo » voulant dire : amour, « Pédo-criminalité. » semble plus approprié.
Parce que je me place du côté des enfants, j’opte pour ce dernier terme de : « Pédo-criminalité ». Certes, les pédo « philes » aiment les enfants, mais, je ne suis pas psy, je n’ai pas le décodeur ; je refuse de comprendre cet amour, amour pervers, le pire qui soit, amour « à la croque au sel ».
MAIS
Quels que soient les mots choisis, ils feront toujours mal. (Les mots, les maux !?!??) |
Parce qu’un enfant a
le DROIT de dire : « NON » à un adulte,
parce qu’il y a parfois des DEVOIRS de désobéissance, |
j’utiliserai :
L’art pour le dire
Le « regardeur » se trouve devant une pièce où, hormis le noir et l’ocre, les couleurs sont absentes. Les couleurs, c’est la vie et la vie semble avoir été bannie de ce microcosme. Seules quelques notes de rouge suggèrent la violence, violence physique ou morale. Nous sommes dans le monde des enfants qui ont subi des pédo-criminels : Bien sûr, ces derniers ne tuent pas toujours Bien sûr, leurs actes ou propos sont souvent édulcorés par la Justice ou les médias. Nous sommes devenus la civilisation de l’euphémisme, la civilisation « dégenconpeurdémots » alors, souvent je me demande si un « non-voyant » voit mieux qu’un aveugle, si une « tèkniciennedesurface » a moins de boulot qu’une femme de ménage, si un indivudu "privé de liberté" est plus heureux qu'un prisonnier … Un enfant retrouvésanvidanzuntérinvague » est-il plus vivant qu’un enfant mort ?!?!!!!
Il n’en est pas moins vrai qu’un enfant qui a connu la pédo-criminologie restera marqué à tout jamais du sceau du « malvivre ». S’il lui en reste la force, il parle « douleur ». Si on l’écoute, on le croit… enfin… peut-être ! Pourtant, le plus souvent, on lui répond « article N°/x » de notre petit livre rouge, « Lecodepénal » !!?!?
Au nom de quoi a-t-on le droit de piétiner cette confiance ?????? Serions-nous, en plus, en train de devenir la civilisation qui, tel « Saturne dévorant ses enfants. » (Eau forte de Goya) ou le Minotaure du « Guernica. » de Picasso anéantit son futur sans aucune hésitation ?
Dans cette pièce, tout est « politiquement correct », il n’y a ni mot, ni visage, ni nom. Tout est suggéré et, puisqu’ « il n’y a qu’à ! », le « regardeur » donnera sa propre interprétation.
Le déni de mémoire n’est jamais bon. Faut-il toujours refaire les mêmes erreurs ? |
Les travaux réalisés par les enfants pour l'installation
Clic pour voir.
(Acrylique sur toile: 50 / 50 Cm.) |
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