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 Note importante:

L'adresse IP de toute personne utilisant des mots-clé suspects pour se connecter à ce site sera communiquée à:
judiciaire@gendarmerie.defense.gouv.fr   
 

Lettre ouverte

 


  La Planète Bleue : jour ensoleillé d’août 2007
 
Objet : Parce qu'au regard des média, nous sommes à l'heure où les sacs Machin, les ceintures Truc, les montres Chose... sont, sur 
cette planète, nettttemmman mieux protégés que n'importe quel enfant que l'on envoie joyeusement à une mort certaine dans une
"valise diplomatique"!!!
Présentation d’une installation pédagogique d’utilité publique.
C’était  l’époque où la radio annonçait que l’on venait de retrouver un enfant  « sans vie (!!) dans un terrain vague » (s’il n’y avait 
que les terrains pour être « vagues » !!) ; dans un quartier de Bordeaux, un pôv’type venait d’assassiner un môme (pour rézondecu).

Ce gamin était un de plus dans la liste des victimes d’obsédés tarés.
Peintre plasticienne, j’ai le privilège aujourd’hui, de vous présenter le book de l’installation pédagogique d’utilité publique:
Le Droit de dire : "NON" à un adulte
parce qu’il y a parfois des Devoirs de Désobéissance.
 

que j’ai fabriquée afin, en tant qu’artiste, de prendre part à la grande cause que représente la Protection de l’Enfance.
Cette installation est destinée aux enfants des écoles maternelles (grande section), et primaires ainsi qu’aux élèves de collèges,
accompagnés de leurs professeurs et en concertation avec les psychologues scolaires et les assistantes sociales de leurs
établissements respectifs. («La convention internationale relative aux Droits de l’Enfant » étant intégrée au programme scolaire,
pourquoi ne pas utiliser mon installation comme support visuel ?)

Artiste, j’ai choisi de me situer en amont afin de tenter de faire diminuer le nombre de « ces » victimes dont tout le monde parle
en essuyant une larme d’un coin de kleenex. Parce que, lorsque l’enfant devient sujet des média de tout poil, il est déjà trop tard,
je reste convaincue que la meilleure forme de prévention est d’informer les enfants ainsi que leurs parents.

( Mes motivations et ma démarche se trouvent dans les documents au bas de ce courrier.
)

Si l’exposition de cette installation peut être l’objet d’une approche de l’Art Contemporain, elle a, avant tout, été réalisée dans le
but de prévention par l’information ; contre les réseaux pédophiles sur Internet et la pédophilie en général,
Le meilleur défenseur de l’enfant, c’est l'enfant lui-même ; mais pour pouvoir se défendre, il faut connaître ses ennemis! Rares
sont les enfants qui savent les dangers que peut représenter la sympathique petite souris de leur ordinateur, tellement docile au
creux de leur main, rares sont ceux qui connaissent les règles de sécurité indispensables pour surfer tranquille : « les Devoirs de
Désobéissance ».

Pendant la journée des Droits de l’Enfant en novembre 2003, « Le Droit de dire : « NON »… » a  été présentée à Paris XIè avec 
l’association Innocence en Danger puis au Bolchoï à Moscou lors d’une soirée de Gala pour cette même association.
En décembre 2003, cette installation a été exposée aux Chartrons à Bordeaux sous le patronage de Monsieur Alain Juppé, 
Maire de Bordeaux, et en partenariat avec le Conseil Général de la Gironde ; de nombreuses écoles maternelles et centres de
loisirs  sont venus la voir.
En parallèle, à Talence, au Château de Thouars, sous le patronage de Monsieur Alain Cazabonne, Maire de Talence, étaient
exposés des tableaux de « nours ». Frédéric Renoux, jeune virtuose de 14 ans (venu du Liban) a donné un récital de piano.
Pour accompagner ces exposition/installation et peinture j’avais organisé, dans les deux villes, des conférences/débat sur les 
dangers de l’Internet en présence des intervenants suivants :
- Madame Chantal  Vidal, représentante à Bordeaux du Défenseur des Enfants
- Maître Stéphane Ambry, Avocat pour Enfants au Barreau de Bordeaux et fondateur du CRIC
(Centre de Recherches, d’Information et de Consultation sur les Droits de l’Enfant; Barreau de Bordeaux)
- Homayra Sellier, Présidente de l’association Innocence en Danger et auteur de « Enquête sur une société qui consomme des
enfants » - Chantal d’Aboville, actuellement Directrice Générale de l’association Action Innocence
- Serge Garde, journaliste auteur avec Laurence Beneux de « Le livre de la Honte. »
- Madame Marie Agnès Credoz alors Présidente de la Cour d'Assises du Doubs
- L’association Enfance et Partage
- L’association Planète Enfants
- L’association Aftergate (informatique)
« Garde toujours dans la main la main de l’enfant que tu as été » écrivait Miguel de Cervantes ; cette main là, je ne suis pas prête 
de la lâcher et c’est pourquoi je vous demande d’apporter à mon installation pédagogique le soutien qu’elle mérite , de l’inviter dans
votre ville, comme dans toutes les villes de France ;
que tous les enfants de ce pays finissent ENFIN par les refuser ces fichus « bonbons » offerts « siiigentimmmman » par tous les pédo-criminels du monde !!

Zut alors! Si "putain", "con", "merde", "bordel"... sont des gromos, que dire de: "racisme" ,"tabassage" ,"viol" ,"enlèvement" ,
"vente", "torture", "mises à mort d'enfants"... ??
Si d’aventure, dans ce book, quelques tournures de phrases étaient trop loin des vôtres, souvenez-vous, je suis peintre, pas orateur
et puis… la maltraitance des enfants n'est pas un sujet de littérature !
Parce que je refuse d’imaginer que vous puissiez rester indifférent à cette proposition, je serais ravie de vous rencontrer afin de 
répondre à vos questions éventuelles et de discuter des clauses de mise en place de cette installation. 
Certaine que vous allez appréhender ce book le cœur grand ouvert.
Je vous remercie sincèrement
Et
Espère votre invitation avec un Hénaurme espoir.
                                                                                                            Dominique Asteggiano

Contact Artiste : asteggiano@asteggiano.org
Contact Agent : kirtenlecoq@yahoo.com 

...................................................................VVVotre critique, vos suggestions, vos commentaires... : asteggiano@asteggiano.org

 

"Le Droit de dire: "NON" à un adulte
Parce qu'il y a parfois des Devoirs de Désobéissance."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                      

 

 

 

Parce qu'au regard des média, nous sommes à l'heure où les sacs Machin, les ceintures Truc, les montres Chose... sont, sur cette planète, nettttemmman mieux protégés que n'importe quel enfant que l'on envoie joyeusement à une mort certaine dans une "valise diplomatique"!!!
L'INSTALLATION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Descriptif:

* Devant, à gauche, un gros nours : il donne les adresses S.O.S. : « 119 », le Défenseur des Enfants…
Simulation d’une pièce d’environ 7,50 M / 4,90 M. - Hauteur =1,95 M. (Hauteur totale : environ 3 M.)

* Sol = toile de jute

* Mur de gauche :
- Assis en haut du mur: un épouvantail portant un masque blanc. Il tend un bonbon à :
- 2 toiles :
Un nours qui tend la main vers le bonbon
Un nours pendu
- Des empreintes de pas d’un pédo-criminel en fuite.

* Mur du fond : ombres

* Mur de droite: « J’accuse » une multitude de masques blancs. Chacun porte une étiquette sur le front:
Un curé, un éducateur, un ami de papa, un grand-père, un papa, un tonton, un instit, un prof de gym, un ministre, un pédopsychiatre, un prof d’informatique... un juge avec un scotch rouge sur la bouche.

* Devant la « pièce », à droite un épouvantail portant un masque blanc et un grand imperméable d’exhibitionniste ; il présente une cagette dans laquelle, des « poupées » et des CD Rom remplacent les légumes « pour seulement » 20 000 $ / pièce.

* Au fond, dans le coin gauche: 3 enfants de chiffon devenus « inutiles » sont jetés à la poubelle.

* Sur le sol:
- Croquis de police
- Un tas de poupées en chiffon. De ce tas partent les ombres qui s’allongent sur le mur de gauche.
Des nours éparpillés.

* Au fond de la pièce, à droite : un lit-cage où l’enfant n’est plus.

* Au-dessus du lit se balance un mobile : poupée de chiffon de laquelle pendent des CD sur lesquels sont collés des articles de journaux et inscrites des statistiques à ne plus s’endormir.
Ex : « Opération Landmark. » (Novembre 2001)
60 000 photos pédo-merdiques
19 pays impliqués
30 forums pédo-salopards
9 arrestations.
Etc…

* En fond sonore, la chanson d’Enrico Macias: « Malheur à celui qui blesse un enfant. » accordée pour cette installation par la Maison de disques Trema / Paris.
Des comptines : « Promenons-nous dans les bois… »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le concept:

  « Les artistes sont aujourd’hui des passeurs. En recyclant des images, réelles ou fictionnelles, ce qu’ils proposent, ce ne sont plus des oeuvres, ni même des objets d’art, mais des processus, des propositions de situations à expérimenter en commun... La question devient alors comment ce monde nous est raconté, comment une histoire est racontée et comment on la reçoit.

Dans ce processus, le spectateur s’intègre à l’œuvre en s’efforçant de fabriquer lui-même une histoire située entre réalité et fiction où son déplacement lui sert d’outil pour lire le monde... »

Paul Ardenne
Pascal Beausse
Laurent Goumarre (Pratiques contemporaines
"L’art comme expérience. "

 

 

 

 

 

 

 

 

« J’aurai beau tricher et fermer les yeux de toutes mes forces… Il y aura toujours un chien perdu quelque part qui m’empêchera d’être heureuse. »
Jean Anouilh
(La Sauvage.)

 

 

 

Bizzarrrre, dans « Le Petit Robert. » de 1970, on peut noter l’absence du mot : « Pédophile » !!!???
En février 2001 , nous y trouvons : Pédophile : adj. et n.- fin XIXe ; de : pédo et philo.1. Qui ressent une attirance sexuelle pour les enfants.

Le Robert
Dictionnaire historique de la langue française.
Pédophile est est formé de deux élément du grec :

Pedo  : élément savant et emprunté au grec pais, paidos « enfant », par exemple dans pédophile n ; et adj. (fin XIXe s.), signifiant spécialement « (personne) qui ressent une attirance pour les enfants ». Le mot a pris v. 1990 des valeurs très négatives, la pédophilie n.f. (1968)pouvant entraîner abus sexuels, exploitation pornographique et même violence et assassinat sur la personne d’enfants, tous méfaits sans rapport avec la stricte définition du mot. L’emploi adj. A suivi la même évolution (réseau pédophile)
Phile . Qui représente le second élément philos ou philés, entre dans la construction de noms et d’adjectifs désignant l’amateur de ce qui désigne le premier élément (dans la langue commune) ou celui, ou ce qui présente une prédisposition à ce que désigne le premier élément… Dans la langue savante, -phile se montre particulièrement fécond en psychiatrie, en psychologie avec la nuance de « goût pervers pour »…

Dans l’émission « Ca me révolte. », début novembre 2001, ce vocable est condamné: « philo » voulant dire : amour, « Pédo-criminalité. » semble plus approprié.

Parce que je me place du côté des enfants, j’opte pour ce dernier terme de : « Pédo-criminalité ». Certes, les pédo « philes » aiment les enfants, mais, je ne suis pas psy, je n’ai pas le décodeur ; je refuse de comprendre cet amour, amour pervers, le pire qui soit, amour « à la croque au sel ».

MAIS

 Quels que soient les mots choisis, ils feront toujours mal. (Les mots, les maux !?!??)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Parce qu’un enfant a
le DROIT de dire : « NON » à un adulte,
parce qu’il y a parfois des DEVOIRS de désobéissance,

 

 

 

j’utiliserai :

L’art pour le dire

Le « regardeur » se trouve devant une pièce où, hormis le noir et l’ocre, les couleurs sont absentes. Les couleurs, c’est la vie et la vie semble avoir été bannie de ce microcosme. Seules quelques notes de rouge suggèrent la violence, violence physique ou morale. Nous sommes dans le monde des enfants qui ont subi des pédo-criminels : Bien sûr, ces derniers ne tuent pas toujours Bien sûr, leurs actes ou propos sont souvent édulcorés par la Justice ou les médias. Nous sommes devenus la civilisation de l’euphémisme, la civilisation « dégenconpeurdémots » alors, souvent je me demande si un « non-voyant » voit mieux qu’un aveugle, si une « tèkniciennedesurface » a moins de boulot qu’une femme de ménage, si un indivudu "privé de liberté" est plus heureux qu'un prisonnier … Un enfant  retrouvésanvidanzuntérinvague » est-il plus vivant qu’un enfant mort ?!?!!!!
Il n’en est pas moins vrai qu’un enfant qui a connu la pédo-criminologie restera marqué à tout jamais du sceau du « malvivre ». S’il lui en reste la force, il parle « douleur ». Si on l’écoute, on le croit… enfin… peut-être ! Pourtant, le plus souvent, on lui répond « article N°/x » de notre petit livre rouge, « Lecodepénal » !!?!?

Au nom de quoi a-t-on le droit de piétiner cette confiance ?????? Serions-nous, en plus, en train de devenir la civilisation qui, tel « Saturne dévorant ses enfants. » (Eau forte de Goya) ou le Minotaure du « Guernica. » de Picasso anéantit son futur sans aucune hésitation ?

Dans cette pièce, tout est « politiquement correct », il n’y a ni mot, ni visage, ni nom. Tout est suggéré et, puisqu’ « il n’y a qu’à ! », le « regardeur » donnera sa propre interprétation.

Le déni de mémoire n’est jamais bon. Faut-il toujours refaire les mêmes erreurs ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les travaux réalisés par les enfants pour l'installation
Pour voir, clic sur l'image

(Acrylique sur toile: 50 / 50 Cm.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






Photos supplémentaires

 

Avant propos

Dans les années 60, Richard Antony chantait :
« Je me suis souvent demandé pourquoi les petits chiens pelés presque partout étaient traités à coups de pieds ;
Je me suis souvent demandé pourquoi on laissait de côté ces petits enfants qui sont nés abandonnés.
Je me suis souvent demandé pourquoi ceux qui étaient armés finissaient toujours par tuer la vérité.
Pourquoi au nom d’égalité on finissait par enfermer ceux qui avaient pourtant rêvé de liberté
Je me suis souvent demandé pourquoi certains sont affamés quand d’autres meurent de trop manger
Je me suis souvent demandé pourquoi on cherche à séparer ceux qui se sont enfin trouvé
Je me suis souvent demandé comment on pouvait dépenser une fortune pour faire trembler le monde entier, en oubliant de partager tout cet amour qu’on a donné pour essayer de racheter tous nos péchés… »

Il doit encore se demander les mêmes choses parce que l’an 2000 n’a pas tenu ses promesses ; l’Histoire s’écrit toujours avec les mêmes mots, avec le même sang. Seules changent les dates !!!
Je suis peintre et me les pose aussi ces mêmes P… de questions ; ces questions qui ne trouvent jamais de réponse positive et qui, de surcroît, nous donne à tous l’impression d’être les clones d’un Sisyphe chaque jour plus désespéré devant encore le même rocher, au pied encore de la même montagne !
Ecoeurée de ce goût amer au fond de la gorge, un jour j’ai ressenti le besoin de réaliser une installation, visuel capable d’induire chez les enfants des réponses aux questions qu’ils ne se posent pas et cependant capables d’engendrer ce « Jimminy Cricket » complémentaire de leur instinct de survie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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A moi "conte"... deux mots!

Il était une fois deux petites poupées de chiffon.

Un jour, qui était peut-être beau, un Meussieu, bien, très bien vint les chercher. Gentil, très gentil, il leur donna des bonbons, il leur fit des cadeaux, plein de cadeaux, même !
Les poupées de chiffon étaient toute contentes, elles étaient petites, le Meussieu allait les amener se promener dans sa jolie voiture et puis, il avait la permission de leurs mamans à qui il avait donné plein de sous. C'était super; elles partirent pour un long voyage.
Le Meussieu était gentil, gentil, gentil...

Un matin, allez savoir s'il était toujours beau! Une des deux poupées en faisant sa toilette remarqua que son ventre était plus gros que d'habitude. Comme ce ventre grossissait chaque jour davantage, elle en parla à sa copine qui ne comprenait pas non plus le pourquoi de cette transformation. Toutes les deux décidèrent de poser la question au Meussieu très gentil.
Ce dernier leur répondit que c'était normal, elles mangeaient trop de bonbons !
C'est naïf, une poupée de chiffon, ça croît souvent les Meussieux très gentils! En plus, ça accepte de leur faire plaisir, même à contrecœur !
Un jour, surprise! Une toute petite poupée sortit de son ventre de chiffon et ça lui fit drôlement mal!
Ce même jour, on la sépara de sa copine, elles avaient trop de secrets ! Le bébé chiffon disparut aussi !

Deux ou trois mois passèrent. Le Meussieu très gentil décida d'organiser une grande fête; il prit son ordinateur et invita touplindemeussieuxxxx aussi gentils que lui. Avec eux, elles devraient être encore plus gentilles.
Ca allait être génial, on s'arroserait avec des seaux d'eau et puis on couperait la tête à des chats sur un autel et puis on arroserait toutes les poupées de chiffon avec leur sang et puis on s'arroserait encore de seaux d'eau et puis on se ferait plein de câlins et puis, et puis, et puis.... et puis une des deux poupées devrait tuer le bébé chiffon avec une massue et puis.... et puis, MERDE !, c'est insupportable, on a commencé par :"Il était une fois..." Qui vient tuer la sorcière? Où il est le prince charmant ? C'est quand qu'on se réveille de ce cauchemar ? Alors... tu la dis, cette formule magique?...

.... Je veux s o r t i r !!!!

Eh bé ma vieille, tu rigoles !? Tu sortiras jamais ! C'est vrai: il était une fois, mais il était aussi deux fois, puis trois, puis cent, puis.... il sera des millions de fois...
Ce n'est pas une histoire, c'est la réalité, et t’es en plein dedans! Alors, petite poupée de chiffon, démerde-toi toute seule, ton histoire, elle est trop dégueulasse, bien trop dégueulasse, même!
Nous, on est des gens heureux ; on vit dans un monde heureux, nous ! Alors fous nous la paix avec ton malheur, garde-le pour toi...
Tiens... voila cent balles vas t'acheter des bonbons et... casse-toi.

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Zut alors! Si "putain", "con", "merde", "bordel" ... sont des gromos, que dire de: "racisme", "tabassage", "viol", "enlèvement", "vente", "torture", "mises à mort d'enfants"... ??

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Conférence de Presse
de
Innocence En Danger
22 mai 2002- Press Club de France - 8, Rue Jean Goujon – 75008 Paris

 

Caroline Benarrosh


On voulait aussi vous présenter Dominique Asteggiano qui est une artiste peintre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dominique Asteggiano

 

Bonjour, je suis un peu différente de tout le monde ici. Je suis embêtée d'être là mais j’y suis à la demande de Innocence en Danger parce que je trouve qu’on fait beaucoup de lois qui ne sont pas appliquées et que cela est assez désespérant.

Je vais vous raconter une petite anecdote : Un jour, Dali est allé voir Picasso. Picasso venait de peindre « Guernica. » et Dali lui a dit : « C'est toi qui a fait ça ? » Picasso a répondu : «Non ce n'est pas moi, c'est vous ! » Et moi, j'ai fabriqué une installation pour que les gens soient  « un tout petit peu » choqués par tout ce qui se passe.

Moi, je ne connaissais pas l'existence de CD-Rom, jusqu’à la lecture de «Le livre de la Honte. » J'ai été très choquée. Aujourd'hui, j'ai été très mal quand j'ai vu les photos. Je crois que toutes ces choses-là devraient circuler pour que les gens se mobilisent.

Mon installation est une grande pièce de 35 m ² faite de poupées de chiffon à moitié détruites et de nounours. Tous les jours, j'en ajoute une alors que je rêve de les enlever progressivement et que finalement la pièce devienne vide. Mais tout seul, on ne peut pas et on compte sur des politiques. C'est bien !… mais il faudrait aussi que chaque parent briefe son gosse. Il faudrait que tout le monde en parle, qu'on enlève ce tabou, que les gosses se protègent tout seuls parce que personne ne le fait, même leurs profs les foutent dans des problèmes incroyables ! Il y a des affaires qui éclatent un peu partout et si je suis là, c'est pour cela. Je ne pouvais pas vous amener mon installation donc j'ai amené un tout peu petit exemple : un nounours qui a accepté de prendre un bonbon qu'on lui tendait ; le piège tout bête !

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà !

 

 

 

 

 


C'est une chance incroyable qu'aujourd'hui une conférence de presse ait lieu. Chacun sait que la presse c'est quand même le 5 ème pouvoir ! On a des hommes politiques mais peut-être que par les journaux, on peut parler davantage et convaincre. Et finalement toutes ces poupées finiront par sortir de l'installation et finalement on retrouvera peut-être le pouvoir de dormir tranquille la nuit et « le Minotaure » arrêtera de bouffer les gosses… le vôtre ! ... Enfin !!

 

 


Ce n'est pas une utopie mais il faut s'y mettre tous.

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Interview

Par Valérie Salva de Villanueva
Vekava Art Contemporain
116, Avenue des Champs Elysées
Paris
Juin 2002

 

 

 

 

Valérie Salva de Villanueva : Comment vous est venue l’idée de cette installation ?

Asteggiano : « Il y aura toujours un chien perdu quelque part qui m’empêchera d’être heureuse » (disait « La Sauvage. » de J. Anouilh) ; je suis née comme ça !!!
Comme tout le monde, je vois la télé, écoute la radio ou lis les journaux alors, je vous raconte pas le nombre de « chiens » ! Comme tout le monde (ou presque) je vois que notre civilisation est en train de sombrer dans la décadence : l’expérience des civilisations passées, hélas, ne nous sert à rien, nous revoici dans la Rome Antique, ou « La Genèse » : Sodome et Gomorrhe, ça vous dit quelque chose ? Est-il encore temps d’éviter le déluge ?? Le monde réclame « du pain et des jeux » !!! Le plaisir avant tout, le plaisir à n’importe quel prix, le ridicule et la honte ne tuent plus depuis longtemps ! Mais
A-t-on le droit de construire son plaisir sur le malheur des autres ?????
Un soir, au hasard d’un « zapping », j’ai vu une émission de Bernard de la Villardière : « Ca me révolte. ». Là, des journalistes et des associations s’opposaient, sur le sujet « pédo-criminalité », à un personnage «  important  » du Tribunal de Nice ; ce dernier « ne comprenait pas » !!!
Je décidai alors de faire quelque chose ; la peinture n’étant pas appropriée, pourquoi pas une installation ?
Déjà, j’étais « un petit peu énervée » !
Suite à cette émission, j’ai lu « Le livre de la honte. »  De Laurence Beneux et Serge Garde ;
(Si vous ne l’avez pas encore lu, faites-le.) Vous vous rendrez compte que tous « ces gens » agissent selon leur cul et dans une quasi totale impunité
Qu’ils sont organisés en réseaux très puissants sur le Net.

A Paris en mai 2002, lors d’une conférence de presse au Club de la Presse, j’ai vu quelques photos extraites des CD Rom (plaisir et catalogues pédodocriminels) je n’en parlerai pas, les mots n’existent pas !!! Imaginez le pire, vous y êtes !!!
Durant cette même conférence, un intervenant se vantait : « à partir de la photo d’un petit bout d’oreille on peut retrouver quelqu’un » : « il peut le faire ! » Si ces mots étaient drôles dans la bouche de Pierre Dac ou de Francis Blanche, en l’occurrence, je les trouve tout simplement SCANDALEUX !
On le sait, la « pédophilie » a toujours existé et, lorsque « ça » se passe dans les familles, on l’apprend toujours trop tard MAIS, dans le cas présent, il s’agit de commerce d’enfants, de meurtres à l’échelon mondial  et, tout ceci est su et reconnu !!! les CD Rom-catalogues se « perdent » dans les bureaux des juges, dorment dans les commissariats !
L’Etat en a les moyens mais ne fait pas grand chose, ou de façon extrêmement discrète !!!!
Dans ce contexte, cul et argent son intimement liés, les sommes échangées sont considérables où vont-elles ????
Oui, je « parle mal » mais pour moi, les « gromots » sont autres !! Dans quelle catégorie classez-vous : « torture », « enlèvement », « mise à mort », « vente d’enfant », « prostitution », « viol »….. ???????

Si nous n’agissons pas davantage, immédiatement et de façon plus efficace, les enfants étant notre avenir, il n’y aura personne pour profiter de ce « jolimondécolo » que ce même Etat s’applique à nous fabriquer !
Il FAUT briser ce tabou, tout le monde a le droit et le devoir de savoir ; la vérité ne doit pas être édulcorée ; le mensonge laisse des séquelles indélébiles.
« Promenons-nous dans le bois » mais en faisant vachement gaffe parce que le loup y est !!!!

VSDV :Combien de temps vous a-t-il fallu pour créer cette installation?

A : Cette question recoupe un peu la première : la période de création commence en même temps que l’idée. Un besoin naît dans la tête et très vite, une image se substitue à lui. Au départ, elle est un peu floue, elle prend « corps » petit à petit. Le challenge est de trouver le « comment » exprimer le dégoût, la révolte… sans voyeurisme, pas pour « faire pleurer dans les chaumières », sans les mots, sans les images de la réalité (surtout : ne pas employer les moyens des pédo-criminels : photos, noms, visages, mots ; surtout ne pas leur servir de tremplin, ne pas leur fournir d’éléments à critiquer, ne pas ouvrir de possibilité de discours, ne pas leur donner la possibilité de se chercher des excuses psychologiques ou autres.

Il y a les enfants, eux ne sont pas des poupées de chiffon ; leur vie, un jour qui n’était certainement pas beau, a basculé dans l’horreur et même si les apparences ne le montrent pas toujours, ils sont marqués à tout jamais

Non, je ne dévie pas votre question :

Un matin vous vous levez et vous entendez à la radio qu’un môme, encore, a été enlevé, qu’un môme a été « retrouvésanvidansuntérinvague », un môme, encore un !!!!

Alors, la rage vous prend, et vous vous lancez ; en travaillant, les idées viennent, se transforment, se concrétisent…

En fait, la création a pris des années, mais la fabrication n’a durée que trois mois ; trois mois sans me poser la question « ça va plaire ou non ? » ou « Est-ce de l’art ? » A cette dernière question, Malévitch répondait : « L’art ne pose pas cette question. »

 

VSDV : Vous avez semble t- il, volontairement rejeté les produits manufacturés, pourquoi ?

A : Pas totalement si on considère les murs et les masques.
En ce qui concerne les murs , il y avait plusieurs contraintes : la « pièce » est spacieuse (4 M. / 7 M. / 3 M. de haut), il fallait donc trouver une solution :
- facile à monter et à démonter,
- légère à transporter,
- supportant les diverses manipulations et déménagements,
peintre, j’ai naturellement pensé aux toiles sur châssis.
Les masques aussi sont un produit manufacturé
Je voulais des visages anonymes et sans caractère ; ce qui « gêne » (excusez l’euphémisme !) dans la pédo-criminalité n’est pas le nom, l’âge, la race ou le sexe du criminel, ce qui « gêne » c’est précisément qu’il soit pédo-criminel . En ce sens, tous les pédo-criminels ont le même visage.
Un masque pourtant se démarque, celui du juge. Son rôle est important, il devrait être protecteur ; l’enfant, s’il lui en reste la force lui parle « douleur ». Le juge l’écoute, le croit… enfin… parfois ou peut-être ! Pourtant, le plus souvent, il ne lui répond pas « cœur » mais « article N°/x » de notre petit livre rouge, « Lecodepénal » !!?!? Le juge est un juge et un juge n’a probablement jamais été un enfant.

Alors, pourquoi ces étiquettes ?

Parce que l’habit ne fait pas toujours le moine, parce qu’il faut être toujours vigilent ! Lisez la presse, vous en conviendrez. Au départ ces étiquettes étaient vierges, mais les « regardeurs » m’ont demandé d’inscrire des noms ; pourquoi pas ? Ils en avaient besoin ; à leur demande, j’ai rajouté : « un grand-père », « un ami de maman », « un prof d’informatique »… et… la liste s’allllllonge alors que je souhaiterais les gommer.
Quant aux poupées et nounours , la démarche était de parler des enfants sans les représenter, de dire leur souffrance sans en parler, de donner des images pour des maux, du « ressenti ».
J’ai choisi des symboles de l’enfance. Au départ, j’avais pensé utiliser de vrais nounours, de vraies poupées mais Quel est l’enfant qui n’est pas attaché à son nounours ? (Moi, j’ai encore le mien !!)
Les poupées, de leur côté sont trop « réelles ».
D’autre part il ne fallait pas faire « mignon », il ne s’agit pas d’un conte de fées, on parle ici de l’horreur, de mise à mort, de milliers de « Mozart assassinés » de l’insoutenable…. Les poupées et nounours du commerce sont trop sympa et je n’ai pas le cœur à les dépecer.
Ceux que j’ai fabriqués sont simplement des morceaux de chiffon de récupération cousus ensemble et bourrés de poches en nylon. Des morceaux de chiffon, on peut les déchirer sans scrupule, on peut les repriser, les coudre à l’endroit ou à l’envers ; des morceaux de chiffon, ça n’a pas de cœur, qu’importent leurs blessures, leurs cicatrices !!!
Au-dessus du lit-cage où l’enfant n’est plus, un mobile à ne pas s’endormir :
Poupée de chiffon mal fichue et CD Rom affichant la réalité, les chiffres de la HONTE ; ces chiffres là sont bien réels, ce sont des statistiques, elles nous ramènent aux masques. Derrière chaque chiffre un enfant est là, un vrai !!!

Pour finir, il y a les épouvantails :
Ces derniers ne sortent pas tout droit du « Magicien d’Oz », ils ne sont pas non plus les frères de ceux qui, dans vos jardins, surveillent vos cerises ! Ceux-là n’ont rien de sympathique ; il y a l’exhibitionniste, celui qui fait la sortie des écoles tandis que l’autre « achète » sa proie avec un bonbon. N’oublions pas la racine du mot : épouvante, terreur. Je ne pouvais donc pas utiliser les soit-disant « épouvantails » décoratifs, sympathiques et rigolards du commerce. Ces deux personnages sont fabriqués en produits de récupération, vieux vêtements, bois, métal et paille

VSDV : Dans votre choix de couleur l’esthétique est- elle entrée en ligne de compte ?

A : Le « regardeur » se trouve devant une pièce où, hormis le noir et l’ocre, les couleurs sont absentes. Les couleurs, c’est la vie et la vie, ici, est mise entre parenthèses.
Seules quelques notes de rouge suggèrent la violence, violence physique ou morale. Nous sommes dans le monde des enfants qui ont subi des pédo-criminels alors, le rouge vient entacher la pureté du blanc, salir l’enfance.
A juste titre vous évoquez le côté esthétique ; l’installation est composée comme un tableau en respectant tout ce que cela comporte comme règles. Si le thème impose l’aspect « destroy », il y a quand même un côté soigné et une construction rigoureuse.

VSDV : Avez-vous conscience d’avoir recréez un univers qui s’approche de celui de Perrault, v ous adressant à des adultes vous essayez de leur faire retrouver leurs terreurs enfantines, pourquoi avoir choisi ce chemin ?

A : Nous vivons dans un monde qui s’éloigne des vraies valeurs ne connaissant que celle(s) du profit et (ou) du plaisir immédiat. Parler à un adulte de cette chose, sous le portefeuille, qui s’appelle « cœur » ne peut, à mon avis, que passer par son cœur d’enfant. Pour le faire réagir, Il faut que sa propre peur soit « égoïste », qu’elle lui parle de lui et pas du voisin ; « parlez-moi de moi, il n’y a que moi qui m’intéresse. » ! On garde toujours la mémoire de l’enfance. Il doit savoir que cette enfance détruite aurait pu être la sienne et sera peut-être demain celle de son fils, de sa fille…

VSDV : Quand on travaille sur un tel projet y a-t-il des moments ou l’horreur devient telle que l’on doit s’obliger à continuer ? avez-vous été tentée d’adoucir les choses ? L’avez vous fait ? Vous êtes vous dit c’est trop, je ne pourrais pas ?

A : A dire vrai avant n’importe quelle création les choses mûrissent en vous et un jour, il faut qu’elles sortent et (même si la somme de travail est considérable) tout se fait presque tout seul. J’ai tout de même privilégié la façon « soft », le sujet est assez dur comme ça ! Pourtant, il est vrai qu’en prenant un peu de recul face à chaque élément terminé je le trouvai bien plus fort que ce que j’avais imaginé. Par exemple, le jour où j’ai accroché le mobile au-dessus du lit, l’image m’a choquée et pourtant c’est moi qui l’ai fabriqué de toute pièce ! Je l’ai montré à une amie qui m’a dit : « tu vas trop loin ». Le soir, j’apprenais la définition de « vidéo snuff » (vidéo ou film ou les enfants sont torturés, violés, tués en direct ; vidéo ou film commercialisés sur le Net pour environ 20 000 $ US). Alors : Ca veut dire quoi : « aller trop loin ? »
Je me suis obligée à aller encore plus loin que ce trop ; Tout le monde doit savoir.

VSDV : Dans un tel sujet il est très difficile d’établir la limite entre dénonciation et prosélytisme ? Est ce que cela était une de vos craintes ?

A : En réalité, je n’ai pas pensé à tout cela. J’ai choisi de faire une « installation » plutôt qu’une série de tableaux ou d’écrire ; je suis d’accord avec la définition de : Paul Ardenne, Pascal Beausse, Laurent Goumarre (Pratiques contemporaines L’art comme expérience. )

« Les artistes sont aujourd’hui des passeurs. En recyclant des images, réelles ou fictionnelles, ce qu’ils proposent, ce ne sont plus des oeuvres, ni même des objets d’art, mais des processus, des propositions de situations à expérimenter en commun... La question devient alors comment ce monde nous est raconté, comment une histoire est racontée et comment on la reçoit.

Dans ce processus, le spectateur s’intègre à l’œuvre en s’efforçant de fabriquer lui-même une histoire située entre réalité et fiction où son déplacement lui sert d’outil pour lire le monde... »

Ma seule crainte serait plutôt que les gens n’aient plus de conscience, qu’ils passent à côté de l’installation sans réaction. Elle « devait » sortir comme ça et j’ai choisi de ne pas utiliser de mot. C’est vrai, je dénonce mais je ne suis pas « le joueur de flûte », personne n’est obligé de me suivre !

VSDV : « Le poids des mots, le choc des photos »…le choc visuel se dispense pour vous de mot à part ce « J’accuse », mais il ne suffit pas d’accuser, de qu’elle manière pensez vous pouvoir utiliser votre installation pour faire reculer la pédo-criminalité ?

A : Oui, je le reconnais, « J’accuse » ! Ce terme ne signifie pas seulement « dénoncer », il ne faut pas oublier une autre de ses significations : « faire ressortir » Sur ce coup-là, j’accuse un dégoût profond alors j’accuse les gens qui le provoquent. Je souhaite que cette installation soit vue par le plus grand nombre de gens Que ces gens-là se posent des questions, qu’ils réagissent, qu’ils parlent à leurs enfants Que chacun prenne conscience que « ça n’arrive pas qu’aux autres » Que les bois où les mômes se promènent aujourd’hui c’est le Net et dans ces bois-là, on peut y ramasser des myrtilles et des fleurs, mais si l’on n’est pas prévenu, on peut aussi y rencontrer le loup et s’y faire croquer
Si l’installation a cet effet, ce sera déjà beaucoup

Félix Leclerc chantait :


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 




"Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
MAIS nous… nous serons morts mon frère."

 

 

 




A nous de prouver que ce n’est pas vrai, alors …

Les poupées de chiffon redeviendront enfin des enfants.

 

 

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