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FEMME

 

FEMME

Sous les dominances rouges, vert, et jaune de Naples, réminiscence de ses origines italiennes ?
Apparaissent, cernées de bleu profondd, des esquisses de corps féminins opulents et délicats cachés pudiquement sous les voiles de ces couleurs éclatantes
Femmes évoquées ou révoquées... voilà l'équivoque
D'autres femmes encore, à peine effleurées sur des douceurs voluptueuses d'un blanc épais teinté de bleu gris très tendre
Ici la femme laisse transparaître la moelleuse tiédeur de l'amour maternel, blancheur du lait et bleu délicat de l'enfance
Asteggiano, chantre de la femme n'en finit pas de la conjuguer tout au long de son oeuvre
Recherche identitaire, quête de la mère, Terra Magna ou Terra incognita...

D. Bernard
Janvier 2004

 

FEMMES
par Asteggiano

Les femmes d'Asteggiano bougent et vivent sur le toile, comme par un mouvement suspendu, immobiles dans la sérénité du temps qui passe. Mais rien de plus mobile que ces formes statiques. De ces corpas pétris à l'huile et à la pâte épaisse, surgissent des poitrines puissantes, des cuisses charnues et des ventres lourds qui dégagent une atmosphère sereine.

Au milieu de cet univers très personnel, la femme émerge de sa gangue d'histoire. On y voit les Vénus paléo, archétypales et ambisexes d'Azvedo ou de Kostienki, figures préhistoriques, fétiches de l'amour, déesses de la fécondité, prototypes océaniens, reines des Cyclades, à la recherche, au-delà de toutes ces formes, de la femme universelle.

La pâte est puissante comme le mouvement des corps ou la plénitude des formes qui s'expriment dans les couleurs primitives de la terre, du bronze et du métal, jaune, vert et bleu sont ainsi naturellement les teintes de la matière et les couleurs d'Asteggiano.

Philippe Brenot
Psychiatre et antropologue
Mai 2000

 

Femmes...


"Vénus" surgies du bleu sombre des mers et des nuits, la Femme que nous présente ASTEGGIANO prend forme et vie. Ventre rebondi et seins lourds, elle évoque la fertilité de la Déesse Mère; "Terre Magna" s'élevant dans les fulgurances jaunes et lumineuses d'un soleil triomphant. Ca et là pourtant, des notes rouges, souvenirs vifs et bruts de combats livrés.
Des traits épais et dynamiques annoncent la femme guerrière, conquérante, nue et magnifique, dont les interrogations sont empreintes de dérision, d'humour, de poésie, de tendresse et d'amour."

D. Bernard
octobre 1999

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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