Asteggiano se paie les tetes de... Retour vers dossier de presse

 

« Les causeries sur l’art sont presque inutiles. On n’est ni trop scrupuleux, ni trop sincère, ni trop soumis à la nature, mais on est plus ou moins maître de son modèle et surtout de ses moyens d’expression. »

Cézanne à Emile Bernard
26 mai 1901

 

Un siècle plus loin, les causeries sur l’art sont encore « presque inutiles » ; j’ajouterai simplement : à l’ère de la dématérialisation gaallllopante, c’est toute une culture graphique qui disparaît au profit du virtuel.

Bien que, déjà vestige artistique et affectif d’un temps révolu, au risque de sembler démodée, ce matin encore, je choisis la peinture comme moyen d’expression.

Asteggiano
02 janvier 2007

 

ASTEGGIANO "se paie" les têtes de …

 

Collection de têtes puisées le plus souvent dans l’actualité, au hasard des journaux, des photos gentiment envoyées par les "sujets", des rencontres, des coups de cœurs, des coups de gueule, parfois, même… du dégoût !

Des personnages du monde de la politique, du show-business: des « gens »… quoi ! Comme des lapins pris dans un phare, le pinceau du peintre, tous traités de la même façon, tous « tête d’affiche ».

Quelque part entre le croquis et le portrait peint, ces visages occupent toute la surface d’affiches de 120 / 80 centimètres volées aux murs de la ville.
Déjà travaillées par les intempéries, par des passants, elles représentent autant de « challenges », ne serait-ce que par leur taille, leur format pas forcément adapté aux « figures », les « accidents » de surface, les couleurs et graphismes imposés ; autant de « traits » qui annulent tout caractère académique.

Comme Cézanne, je pense les discours « presque inutiles » et arrête ici le mien ; c’est au regardeur de donner sa propre interprétation, d’être séduit ou non ; un tableau se suffit à lui-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour vers dossier de presse