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À l'Élysée. Les membres de la
famille d'Ingrid applaudissent Nicolas Sarkozy, hier soir, après son
allocution. Ils se sont envolés peu après pour
la Colombie
Photo
reuters
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| Libération
d'Ingrid Bétancourt : l'album-photos souvenir de la mobilisation dans le sud-ouest.
(clic sur l'image)
L'ancienne sénatrice franco-colombienne a été récupérée avec une
quinzaine d'autres otages. Dès hier, peu après minuit, elle a atterri sur une
base militaire de Bogotá et a été accueillie par sa mère. Dans sa première
déclaration publique, à Radio Caracol, l'ex-otage
franco-colombienne n'a pu retenir ses larmes en savourant ses premiers instants
de liberté après ces années de captivité aux mains des Farc.
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Elle
a tenu à remercier l'armée colombienne, qui l'a libérée, en parlant d'une
opération « absolument impeccable ».
« Je crois
que c'est un signe de paix pour
la
Colombie
, que nous pouvons trouver la paix », a-t-elle
ajouté.
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En bonne
santé. Contrairement aux informations évoquant son état de santé très précaire, Ingrid
Betancourt semblait à la fois souriante et en bonne forme lorsqu'elle est
tombée dans les bras de sa mère, Yolanda Pulecio, au bas de la passerelle.
« Ingrid
est en bonne santé », avait indiqué Nicolas Sarkozy un peu plus tôt, dans une
allocution prononcée depuis l'Élysée. Le président, qui avait fait de sa
libération une priorité de son mandat, était entouré de la s?ur et des enfants de l'ex-otage. L'opération de sauvetage
s'est déroulée dans la jungle de Guaviare, dans le
sud du pays. Des soldats se sont présentés comme les membres d'une ONG fictive
censée transporter les otages par hélicoptère vers un camp pour y rencontrer le
nouveau chef des Farc, Alfonso Cano. « Les hélicoptères, qui appartenaient en réalité à l'armée, ont récupéré
les otages dans le Guaviare et les ont transportés
vers la liberté », a déclaré Santos. Les otages ont ensuite été acheminés par
avion vers Bogotá.
Nicolas
Sarkozy a salué la fin d'un « calvaire » et annoncé que le ministre des
Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et la famille de l'ex-otage partaient
dans la soirée pour
la
Colombie.
Cett
e nouvelle est un succès d'envergure pour le
président conservateur colombien, Álvaro Uribe, qui a fait de la lutte contre les Farc sa grande priorité. « C'était une opération sans
précédent », s'est félicité son ministre de
la Défense
devant des
journalistes. « Elle s'inscrira dans l'histoire par son audace et son
efficacité. »
Le
président américain George Bush, dont le pays fournit une aide financière et
logistique importante à son allié colombien, a téléphoné et rendu hommage à Uribe, un « dirigeant fort ».
Un
symbole. Ingrid Betancourt, qui est âgée de 46 ans, était devenue le symbole de la
souffrance des otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie, la
mobilisation de ses proches ainsi que sa double nationalité franco-colombienne
ayant contribué à médiatiser sa lutte sur le plan international. Les Farc, qui ont perdu en mars leur chef, Manuel Marulanda, et leur numéro deux, Raúl Reyes, retenaient une quarantaine d'otages de premier plan comme monnaie
d'échange contre des centaines de militants emprisonnés.
Parmi eux,
Ingrid Betancourt, candidate du parti vert à l'élection présidentielle en
Colombie, avait été capturée le 23 février 2002. Une vidéo des Farc diffusée à la fin de l'an dernier l'avait montrée très
amaigrie et déprimée.
Les Farc, plus vieux mouvement rebelle d'Amérique du Sud, ont
été repoussées dans des endroits isolés du pays et ne compteraient plus que
quelque 9 000 combattants contre 17 000 auparavant.
Pour
l'analyste Michael Shifter, du Dialogue
interaméricain, un centre de réflexion de Washington, « le gouvernement
colombien a profité de la faiblesse et du désordre au sein des Farc pour mener à bien sa mission. C'était un énorme pari,
mais cela a fonctionné ». « Uribe prend des risques
et il aime les surprises. Il n'en a pas besoin, mais ce tour remarquable des
événements va encore renforcer sa popularité », a-t-il ajouté.
Nicolas
Sarkozy a appelé les Farc à renoncer à la lutte armée
: «
La France
est prête à accueillir tous ceux qui renonceraient à la lutte armée », a-t-il
dit.
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